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Renforcer la disponibilité des combattants dans un contexte de forte sollicitation de nos forces

Alors même que les forces armées françaises sont sollicitées sur de nombreux théâtres extérieurs, la série d’attentats que la France subit depuis les attentats de 2015 a provoqué un engagement accru de nos forces sur le territoire national. Ainsi, le dispositif Sentinelle mobilise-t-il 7 000 à 10 000 hommes, et exerce une forte tension dans la disponibilité des hommes. Pour soulager la mobilisation remarquable des forces armées, le chef de l’Etat a annoncé le 12 octobre 2016 la création d’une garde nationale appuyées sur les réserves opérationnelles. Leurs effectifs attendus pour 2017 sont de 72 000, et 85 000 à l’horizon 2018. Dans le même temps, l’engagement de nos forces sur les opérations extérieures s’est maintenu à un niveau très élevé : en Syrie, dans la bande sahélo-saharienne, en Afrique plus globalement.
 
Dans ce contexte de forte sollicitation de nos forces, la résilience et la disponibilité des matériels, des équipements est capitale. Mais celles des combattants le sont tout autant et relèvent d’un enjeu majeur dont l’une des clés se situe au niveau du renforcement continu de la protection des combattants, sur le plan balistique bien sûr, sur le plan auditif également. Mieux protéger le combattant, notamment à travers l’amélioration de son équipement, est un gage de soutenabilité des opérations dans la durée, mais également d’efficience, et participe à économiser des vies, à réduire le stress lié aux environnements dégradés dans lesquels le soldat intervient.
 
Dans cette perspective, le renforcement de la protection balistique constitue bien évidemment une piste majeure de réflexion dans le cadre des engagements extérieurs comme dans celui de la projection intérieure dans la lutte contre le terrorisme. En effet, comme l’ont mis en lumière les récents attentats, les hommes et les femmes qui effectuent des patrouilles en milieu urbain constituent souvent des cibles privilégiées par les terroristes. Au niveau du combattant individuel, l’enjeu est de renforcer sa sécurité notamment à travers son équipement de protection (casque, gilet de combat) tout en veillant à ce qu’il conserve sa capacité de manœuvre et d’action (souplesse, rapidité) dans des environnements (notamment en Afrique) qui mettent la condition physique des hommes à rude épreuve : recours à de nouveaux matériaux, plus résistants, plus légers ; mise à contribution des nouvelles technologies.
 
Plus invisible, moins évidente a priori, est la question de la protection auditive des combattants dont l’amélioration à l’entraînement comme sur le terrain apparaît cependant tout aussi centrale. Evoluant des environnements extrêmement bruyants, utilisant des systèmes d’armes qui le sont également, les soldats sont, de par leur métier, fortement exposés aux risques de traumatismes sonores aigus. Loin d’être marginaux, par absence de protections, ou mauvaise utilisation de ces dernières, les traumatismes sonores provoquent une indisponibilité des combattants, le plus souvent temporaire, parfois définitive. La gestion de cette problématique s’entend donc sur différents niveaux : politique de prévention, sensibilisation, équipement et dotation en systèmes de protections efficaces.
 
Les trois armées de Terre, de l’Air et la Marine, chacune touchées à leur manière eu égard à leurs spécificités connaissent bien cette problématique. Plus d’un millier de cas de traumatismes sonores sont recensés chaque année. Ces derniers entraînent, outre l’indisponibilité du combattant, la nécessité de mise en place d’une chaîne sanitaire de traitement, occasionnent également un coût financier non négligeable dans un contexte budgétaire marqué de fortes contraintes.
 
Dans toutes les opérations que conduisent nos armées, l’homme demeure très largement la clé du succès : sa capacité à durer, à agir est au cœur et le fondement de notre outil de défense. Depuis de nombreuses années déjà, dans le domaine des Equipements de Protection Individuels (EPI), 3M propose des solutions concrètes et performantes en réponse à ces deux questions, consacrant au niveau du groupe, chaque année une part significative de son chiffre d’affaires à la recherche, au développement de solutions innovantes qui allient : renforcement de la protection, meilleure perception de l’environnement et capacité d’évolution ; ces axes de travail participant à améliorer la sécurité des combattants sur leurs terrain d’opérations et leur efficacité.
 
Sur le plan des protections auditives, passives ou électronique, 3M dispose d’un savoir faire reconnu et mis en œuvre par de très nombreuses armées occidentales partageant le même objectif : permettre à leurs combattants de percevoir au mieux leur environnement tout en étant totalement protégés.
 
Ainsi, alors que 3M équipait déjà depuis 3 ans le Corps des Marines américains avec un casque de combat de dernière génération, au mois de mai 2017, l’armée américaine a choisi 3M pour la fourniture de protections auditives communicantes (électroniques) sur deux plateformes technologiques : le casque et un nouveau bouchon intra-auriculaire.
 
En Europe, l’Armée suédoise a introduit le ComTac XP de 3M en 1998 au sein de ses unités, notamment afin de répondre au problème des traumatismes sonores aigus. Après dix années d’utilisation, les traumatismes sonores ont été divisés par dix parmi les combattants.
 
En France, le commandement des opérations spéciales (COS) a sélectionné l’équipement de tête Peltor communicant pour équiper une partie de ses hommes. Des équipements similaires de 3M sont également en dotation dans les commandos parachutistes et les commandos de montagne, les équipes opérant les systèmes d’artillerie Caesar, les instructeurs du CENZUB (combat urbain), des sections de tireurs d’élite de régiments de l’Armée de Terre ou les commandos de l’air.
 
Implanté en France depuis 1952, 3M se présente comme un acteur de la Défense attachant une grande importance à l’éthique, au soutien de l’homme, engagé depuis de nombreuses années aux côtés des armées françaises afin de participer au mieux, à la place qui est la sienne, au succès de leurs missions toujours difficiles et exigeantes. Pour parvenir à cet objectif, 3M dispose en France de 10 sites industriels et logistiques et emploie 2400 personnes.
 
Particulièrement attaché au renforcement de l’efficacité opérationnelle de nos combattants, 3M souhaite inscrire son action au service de la Défense dans le cadre d’une large réflexion associant d’autres acteurs industriels, mais également institutionnels, opérationnels, afin ensemble, de contribuer à l’excellence de nos armées.